Les épisodes de sécheresse sont désormais récurrents et les arrêtés préfectoraux imposent chaque été des restrictions de plus en plus strictes sur l’arrosage. Les golfs, stades, parcs publics et hippodromes sont très consommateurs d’eau, et parfois privés d’arrosage lorsque l’alerte passe au rouge. En 2022, 39 golfs français ont ainsi vu leur arrosage interdit en plein été.
Pour les gestionnaires de ces installations, la question est de savoir quelles solutions alternatives mettre en place et quand. La récupération des eaux pluviales, le recyclage des eaux pluviales, la Réutilisation des Eaux Usées Traitées (REUT) et un assainissement non collectif (ANC) performant forment un quadriptyque de solutions concrètes, aujourd’hui encadrées et encouragées par l’État à travers le Plan Eau 2030.
Un cadre réglementaire qui évolue en faveur des gestionnaires
Depuis le décret n° 2023-835 du 29 août 2023 et l’arrêté du 14 décembre 2023, l’utilisation d’eaux usées traitées pour l’arrosage d’espaces verts est explicitement autorisée dans les golfs, hippodromes, parcs, stades et jardins publics. Le décret du 12 juillet 2024 a ensuite renforcé ce cadre tout en simplifiant certaines procédures.
Le Plan Eau, présenté par le gouvernement, fixe un objectif clair : multiplier par dix le volume d’eaux usées traitées réutilisées d’ici 2030, avec 1 000 projets accompagnés dès 2027.
Pour les gestionnaires privés comme publics, cette dynamique se traduit par une simplification des autorisations, des aides financières accessibles et une sécurisation réglementaire des projets.
Golfs et stades associent la réutilisation des eaux aux bassins de rétention.
Un golf 9 trous consomme en moyenne 25 000 m³ d‘eau par an. Aujourd’hui, 90 % des golfs français utilisent déjà de l’eau impropre à la consommation (eaux de surface, forages, eaux de pluie, eaux usées traitées) et seuls 10 % dépendent encore du réseau public. La dynamique est donc amorcée, mais elle doit s’accélérer pour anticiper les restrictions à venir.
La récupération d’eau de pluie couplée à des bassins de rétention représente une alternative (ou un complément) pertinent, particulièrement pour les stades et les sites disposant de grandes surfaces de captage. Au stade Petitpoisson à Compiègne, quatre cuves de 120 000 litres récupèrent l’eau de ruissellement de la piste d’athlétisme, soit 12 millions de litres par an et 18 000 € d’économies annuelles.
Le bassin de rétention joue ici un double rôle : il stocke l’eau pour l’arrosage et il protège les installations contre les épisodes pluvieux intenses, de plus en plus fréquents.
Les solutions Rainéa de récupération d’eau de pluie et de recyclage des eaux pluviales couvrent ces différents besoins. Elles reposent sur des cuves enterrées de grande capacité, des cuves béton pour terrains humides et des systèmes modulaires permettant d’adapter le volume aux surfaces à irriguer.
Parcs et espaces verts, un levier paysager pour les collectivités.
L’arrosage des espaces verts publics représente une part significative de la consommation d’eau potable des collectivités. En période de restriction, les élus se retrouvent face à un dilemme impossible : préserver le patrimoine végétal ou respecter la cohérence des messages adressés aux habitants.
Plusieurs leviers permettent d’éviter cet arbitrage :
- La collecte d’eau de pluie sur les toitures des équipements publics (gymnases, écoles, bâtiments techniques) pour alimenter des cuves dédiées à l’arrosage.
- La gestion intégrée à la parcelle avec noues végétalisées, jardins de pluie, tranchées d’infiltration et revêtements perméables, des solutions qui allient gestion des eaux pluviales, lutte contre les îlots de chaleur et qualité paysagère.
- Le raccordement à une station d’épuration est particulièrement pertinent pour les collectivités disposant de grandes surfaces d’espaces verts.
Dans la plupart des cas, la solution la plus efficace combine plusieurs approches : récupération sur toitures pour les besoins ponctuels, bassins de rétention paysagers pour gérer les fortes pluies et raccordement pour les grands volumes.
Hippodromes et centres équestres : des besoins importants, souvent sous-estimés
Les hippodromes figurent parmi les consommateurs d’eau discrets mais significatifs. L’arrosage des pistes, qu’elles soient en gazon ou en sable, répond à un impératif de bien-être animal : une piste trop sèche devient dangereuse pour les chevaux qui risquent des blessures aux articulations.
Quelques ordres de grandeur permettent de mesurer l’enjeu :
- L’hippodrome de Parilly (Lyon) consommait 140 000 m³ par an pour entretenir ses 35 hectares de pistes. Grâce à la modernisation de son système d’arrosage et à l’installation de sondes hydrométriques, il a divisé sa consommation par deux en trois ans.
- Le centre d’entraînement de Chantilly fait travailler 2 800 chevaux par jour sur 120 hectares de gazon et 120 km de pistes en sable, l’essentiel de la consommation allant à l’humidification des pistes sableuses.
Au printemps 2023, la filière a signé la Charte nationale des hippodromes pour la préservation de la ressource en eau, en partenariat avec le label EquuRES. Les gestionnaires disposent aujourd’hui de plusieurs solutions :
- La récupération d’eau de pluie sur les toitures d’écuries, tribunes et bâtiments techniques. Ces surfaces de captage, souvent importantes, sont fréquemment sous-exploitées.
- L’assainissement non collectif pour les centres équestres et hippodromes isolés du réseau public. Selon la configuration du site, Rainéa propose microstations d’épuration, filières agréées ou filtres compacts, conformes aux normes en vigueur.
- La subirrigation des pistes, qui permet de réduire jusqu’à 80 % le volume d’arrosage par rapport à l’aspersion classique.
L’accompagnement Rainéa
Chaque site étant unique (surface, pluviométrie, nature du sol, usages), un projet de récupération d’eau de pluie commence toujours par une étude de terrain. Les équipes Rainéa interviennent à travers un réseau d’une vingtaine d’agences régionales couvrant la France et assurent :
- L’étude préalable (évaluation des besoins, dimensionnement, choix des équipements) ;
- La conception du système adapté (cuves enterrées, bassins de rétention, microstations, noues, filières ANC) ;
- L’installation par des équipes qualifiées ;
- Le suivi et l’entretien dans la durée via des contrats de maintenance.
Engager une étude de faisabilité en 2026, c’est anticiper dès maintenant les prochaines restrictions et sécuriser durablement l’arrosage de vos installations. Les solutions existent, elles sont encadrées, financées et déjà opérationnelles sur le terrain.
Contactez l’agence Rainéa la plus proche pour étudier la solution adaptée à votre site.





